La pluie a lavé les rues.

Il y a cette odeur si particulière qui flotte dans l’air, cette odeur de terre mouillée, même s’il n’y a que du bitume à des kilomètres à la ronde.

Lili saute de flaque en flaque, l’eau dégouline sur ses bottes en plastique rouge.

Elle est pressée, pressée pour aller dans la forêt retrouver son petit monde. Elle a cette sensibilité qui vibre.

Les arbres en folie, les petits lutins aux lunettes dorées (car c’est la mode), la fée cacahouète, et la terre humide et ressourçante.

Aujourd’hui, comme il a plu, il va y avoir une grande fête, où tout le monde se baigne dans les marres, s’arrose, fait des bulles et du surf-feuille.